Le collège Berthelot (Le Mans) rencontre Elise Fontenaille, l’auteur de « Les trois sœurs et le dictateur »

Médiathèque Louis Aragon, le mardi 3 mars 2015

  1. Elise Fontenaille

Est-elle originaire de la République Dominicaine, là où se déroule son roman “Les trois sœurs et le dictateur” ?

Non. Elle a découvert l’histoire de ces trois sœurs lors d’un voyage.

– Quel est son pays préféré ?

Le Canada : Vancouver, la forêt, le Pacifique, les Indiens… La nature est dans la ville. Les ours viennent même se servir dans les poubelles !

  1. Le métier d’écrivain

Depuis quand écrit-elle ?

Depuis toujours.  A l’école, elle n’était pas une très bonne élève. Puis elle a été journaliste pendant dix ans. Quand elle s’est fait licencier, elle a commencé à écrire. Pour adultes au départ puis pour la jeunesse.

– Comment sa famille a-t-elle réagit à sa décision de vouloir devenir écrivain ?

Son père a été très content car il n’a jamais osé prendre le risque de ne vivre de rien.

– A ses débuts, y a-t-elle cru tout de suite ?

Oui mais elle a aussi eu des grosses crises de doute.

Pourquoi ses romans s’inspirent-ils souvent de faits réels ?

Son but est de faire lire les jeunes. Et dans la réalité, elle trouve beaucoup de personnages extraordinaires.

Pourquoi écrit-elle souvent des romans courts ?

Pour elle, un texte court a plus de force qu’un long roman. C’est comme un coup de poing. Elle a lu beaucoup de nouvelles, dont celles de Maupassant.

Vit-elle de ce métier ?

Oui mais elle a une vie de bohème, différente de celle de la majorité des gens. Elle aime rencontrer des problèmes. Ca l’inspire pour son écriture.

Combien de temps a-t-elle travaillé à l’écriture du roman « Les trois sœurs et le dictateur » ?

Trois jours.

Voyage-t-elle beaucoup ?

Oui. Souvent en France pour rencontrer ses jeunes lecteurs de mars à mai.

Quel est son roman préféré parmi ceux qu’elle a écrit ?

Tous ! Son roman « Le garçon qui volait des avions » est maintenant un best-seller ! C’était la première fois, à l’époque de sa sortie en librairie, qu’un roman jeunesse s’inspirait d’un fait réel.

D’où lui est venue l’inspiration pour son roman « Le soleil et la mort » ?

C’est l’éditeur Grasset qui voulait qu’un auteur écrive sur le suicide. Elle a relevé le défi.

– Quels sont ses romans préférés ?

Il y en a beaucoup. Elle aime particulièrement « Le baron perché » d’Italo Calvino, qui lui a inspiré « Le garçon qui volait des avions ». Les romans de Boris Vian, Maupassant, Zola…

Elle regarde aussi beaucoup de films. En ce moment, environ trois par jour. Ca l’inspire beaucoup. Elle écrit beaucoup à partir d’images qu’elle a vues.

D’ailleurs sa grande passion est la photographie. Tous ses romans commencent par une photographie.

– Qu’est-ce qu’elle préfère dans son métier d’écrivain ?

Ecrire de la littérature jeunesse et rencontrer ses jeunes lecteurs.

– Ses romans ont-ils été traduits ?

Oui, « Le garçon qui volait des avions » en néerlandais et son album « Les poings sur les îles » en espagnol.

 – Qu’écrit-elle en ce moment ?

Un roman qu’elle appellera « Belle ordure » sur un amour perdu et un roman sur l’île de Goree, au large de Dakar, où se situe La maison des esclaves. Cette maison est une supercherie touristique. Elle veut démonter ce mensonge.

– Ecrit-elle ces deux livres en même temps ?

Non l’un après l’autre. Elle met environ trois ans à écrire un roman pour adulte et trois jours pour un roman jeunesse.

– Qui dans son entourage, lit ses romans ?

Son meilleur ami. Il la soutient tous les dimanches. Son fils aîné, aussi, a lu tous ses romans. Et son plus jeune fils commence à les lire.

– Pourquoi le peuple des Indiens d’Amériques revient souvent dans ses romans ?

Car c’est un peuple intrigant. Elle a fait des études d’anthropologie. Elle aime mettre en lumière ce peuple de l’ombre.

– Quelles sont ses habitudes de travail ?

Elle écrit toujours dans son lit avec son chat sur les pieds ! De préférence tôt le matin.

Elle fait beaucoup de recherches pour écrire ses romans pour adulte. Le plus souvent sur Internet et dans des documents en anglais.

Elle est toujours satisfaite de ses romans et n’en a jamais marre d’écrire pour la jeunesse. Elle pense qu’elle a de la facilité à écrire.

– Son roman « La cérémonie d’hiver » s’inspire-t-il de faits réels ?

Non. Les Indiens n’ont jamais apprivoisé d’aigles.

– Ses romans sont-ils adaptés au cinéma ?

Oui, « Unica ». Son seul essai en science fiction. Mais il est difficile à réaliser donc le projet n’avance pas.

Son roman « Le garçon qui volait des avions » a aussi été adapté au théâtre en Gironde. Les représentations avaient lieu en plein air.

Son album « Les poings sur les îles » a quant à lui été transformé en dessin animé au Japon.

  1. Son roman « Les trois sœurs et le dictateur »

– Qu’est-ce qui l’a motivé et inspiré l’écriture de ce roman ?

L’exemple de courage de ces trois filles.

Le personnage de Mina existe-t-il réellement ?

Non.

Quels sont les éléments réels et ceux fictionnels dans ce roman ?

Tout ce que raconte la grand-mère est réel.

– Pourquoi a-t-elle choisi d’alterner la description du voyage de Mina et les souvenirs de la grand-mère ?

Comme ça, sans trop y réfléchir. D’après elle, ça rend le texte plus accessible aux jeunes. Ce n’est plus seulement un récit historique.

C’est étrange, quand elle a envoyé ce roman à la famille des trois sœurs, la grand-mère est décédée deux jours après.

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