Les élèves du collège de Coulaines rencontrent Charlotte Erlih, auteure de Bacha Posh à la maison de la lecture

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un roman sur le thème de Bacha Posh ?

J’ai lu l’article paru dans un journal américain le New York times. Je ne connaissais pas l’existence des bacha posh. Le sujet m’a fascinée.

Etes-vous allée en Afghanistan pour écrire ce roman ?

Je ne connais pas l’Afghanistan mais je me suis beaucoup documentée pour être crédible sur ce pays notamment en consultant le site de l’INA que je vous conseille pour vos recherches. Quand j’écris, j’ai besoin de sentir qu’il y a quelque chose que je ne maîtrise pas.

Envisagez-vous l’écriture d’un tome 2 pour cette histoire ?

C’est un personnage de battante qui ne laisse pas tomber. Quand elle a atteint la limite de tout ce qu’elle pouvait tenter pour garder sa liberté, c’est une autre histoire qui commence. Il n’y aura donc pas de tome 2.

Mais quelle est la fin ? S’est-elle suicidée ? Est-elle partie à l’étranger pour vivre une vie de femme pouvant assouvir ses passions ? A-t-elle quitté sa famille et continuer de vivre sous l’identité d’un garçon ?

Pour moi, la fin est celle que j’ai écrite. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse à cette question. Chacu, à partir des indices du roman, peut construire une fin qui lui appartienne.

Vous retrouvez-vous dans le personnage de Farroukhzad ?

Quand j’écris, je me mets dans la peau de tous les personnages. Je me demande : « Que ferais-je à sa place ? ». Ce que je préfère c’est écrire des personnages de vrais méchants.

Farroukh pratique l’aviron. Pourquoi avoir choisi ce sport ?

Parce que ce sport collectif a quelque chose de très particulier. Sur le bateau, le barreur qui doit être menu, léger et petit, est le cerveau qui guide les rameurs. Et c’est ce rôle qui revient à Farroukh.

Pouquoi ce prénom de Farroukhzad pour l’héroïne de votre roman ?

Parce que qu’il signifie « La Chanceuse ». Au début, c’est une malchance d’être une bacha posh puis ça devient une chance. Quand quelque chose arrive, c’est difficile de savoir si c’est de la chance ou de la malchance. Ce sont les évènements qui le disent.

Quand Farroukh redevient Farroukhzad, le récit est entrecoupé par des passages du journal intime de Farroukzahd.

Oui. La narration est assez neutre. On est à ce moment dans les faits et non dans le jugement. Au moment où elle ne peut plus parler librement, elle a recours au journal qui permet de connaître ses sentiments.

Nous avons remarqué que les chapitres du livre sont nombreux et courts.

Oui. Je fais aussi du cinéma. Et j’ai écrit ce roman comme un scénario de film. Chaque scène, chaque changement de décor amène un nouveau chapitre. J’aime ça, je trouve que la lecture en est dynamisée. D’ailleurs au départ cette histoire était destinée à devenir un film.

Pourquoi l’idée du film n’a pas vu le jour ?

C’est difficile de réussir à trouver les financements nécessaires. En France, il est difficile de faire un film qui ne se déroule pas sur le territoire français. Et il faut connu(e) pour obtenir des financements. Si le roman a du succès, cela donnera confiance aux producteurs.

Quel message souhaitez-vous faire passer avec ce livre ?

« Continuer à se battre pour essayer d’atteindre son but , réaliser ses rêves quelle que soit la situation, même si pour cela il faut se battre.

Bacha posh est un livre qui fait réfléchir.

Comment écrivez-vous ?

J’écris tous les jours, cinq heures par jour. Je prends des notes sur un cahier puis je rédige sur un ordinateur. Il faut vraiment être passionnée et avoir envie d’écrire une histoire car cela demande beaucoup d’énergie.

Avez-vous connu la page blanche ?

Non car je construis l’histoire comme une carcasse. Quand je commence à rédiger, je sais que j’irai jusqu’au bout.

Quel sera votre prochain livre ?

Mon prochain livre sort demain, le titre est Six pieds sous terre. C’est un thriller qui se déroule dans le milieu des taggueurs dans le métro parisien.

Comment réagirez-vous si votre livre obtient le Prix des lecteurs 2014 ?

Je suis déjà très heureuse que ce livre ait été sélectionné parmi 200 à 300 titres. Recevoir le prix serait pour moi la « cerise sur la gâteau ».

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s